Après quelques années à New York où elle assiste des réalisateurs, des photographes et des directeurs de production, Theresa Traoré Dahlberg fait des études de production cinématographique, d’abord à la New School à New York, puis à l’Académie des arts dramatiques de Stockholm.
Son film de fin d’études, TAXI SISTERS (2010, 28 min, tourné au Sénégal) est bien accueilli sur la scène internationale et est sélectionné à plusieurs festivals dans le monde entier. Elle fait actuellement un Master en beaux-arts à l’institut royal des arts en Suède. OUAGA GIRLS est son premier long métrage.

D’ une esthétique travaillée, des atmosphères douces et hypnotisantes, un rythme fidèle à l’attente et aux rêves des femmes présentées, nous mène dans un monde inattendu. Celui du centre de formation destiné uniquement aux femmes, qui rêvent de devenir mécaniciennes. Mais surtout, le documentaire nous fait voir le monde de ces êtres qui veulent un avenir meilleur, ces indépendantes qui doivent quotidiennement redéfinir leur place dans une société encore très patriarcale.

Sous leurs uniformes larges, des sandales ornées de paillettes. Les mains qui se salissent et touchent la poussière sont aussi celles qui tressent les cheveux des unes et des autres, qui cachent les rires, qui poussent les voitures, qui dansent et forment un poing de protestation au concert de rap. Autant de symboles de la lutte de ces personnalités, qu’on a l’impression de connaître en 1h30 de film.

La caméra les approche de manière naturelle et parfois même les laisse révéler les souffrances, les manques et les espoirs qui les habitent. Ce sont des femmes inspirantes, des personnages complexes et forts qui donnent envie d’avancer et de se battre pour le meilleur. Tout comme les voix des musiques burkinabées qui les accompagnent.

On vous laisse avec la bande-annonce de ce document que l’on vous conseille.

 

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