New York, début des années 1980 avec la vitalité de sa scène underground,  sa culture urbaine downtown, ses questionnements artistiques et identitaires, tel a été la source d’inspiration de Basquiat. En moins d’une décennie, il est devenu l’une des figures majeures de l’art de son siècle. Son œuvre a été courte mais l’impact comme la permanence a peu d’équivalent.

D’abord inscrite sur les murs, l’œuvre de Jean-Michel Basquiat ne peut, elle, se comprendre sans la révolte qui l’anime, sa volonté de bouleverser l’ordre établi en dehors des canons et des hiérarchies. « La royauté, l’héroïsme et les rues » [Heroism and the streets], étaient, pour lui, le sujet de son art.

Rapidement, sa peinture connaîtra un succès à la fois voulu et subi.  L’acuité de son regard, sa fréquentation des musées, la lecture de nombreux ouvrages lui ont donné une réelle culture. Mais son regard est orienté : l’absence des artistes noirs apparaît avec une douloureuse évidence ; l’artiste s’impose alors de faire exister, à parité, les cultures et les révoltes africaines et afro-américaines dans son œuvre.

A l’image d’Egon Schiele avec qui il partagera la vedette du 03 Octobre au 14 janvier prochain, la singularité de son travail traduit d’une façon fulgurante et irréductible une profonde détresse, très incarnée, par un trait particulièrement percutant. Il ne vous reste plus qu’à prendre vos places.

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