INTERVIEW – MAHALIA – Black Square

Est-il encore nécessaire de la présenter ? Bon, comme on est sympas…Tout droit venue de Leicester en Angleterre et découverte à l’âge de 12 ans, Mahalia ne cesse de surprendre par son talent.

Nous découvrons une belle jeune femme, très cool, fun et remarquablement mature pour son jeune âge.

Elle revient avec le titre Proud of Me en featuring avec Little Simz qui fait vraiment du bien.

On vous laisse en tête à tête avec elle…

Quand nous avons demandé à Mahalia de nous montrer sa « signature pose » , elle s’est mise à rire en nous disant « mes potes vont me dire : REALLY ?! You do that all the time! ». Le tips: s’accroupir, regard fierce (always!), mains légèrement dans le vide and YOU GOT IT !

Mahalia c’est…

Hum ! Question difficile ! Je dirais une jeune femme blonde de 19 ans, barrée sur les bords. Pour me définir je dirai que j’aime par-dessus tout convaincre les gens qu’ils vont aimer ma musique. Parfois, quand je suis en plein live, je me rapproche du public et je leur dis : Vous ne me connaissez pas encore mais vous allez bientôt m’adorer !(Rires)

Elle se met à composer par amour…

Au début, j’ai commencé à m’intéresser à la musique un peu par mimétisme car mes parents sont tous deux musiciens.; J’ai toujours été fascinée par la scène.  Puis, à 12 ans, j’ai eu un « crush » pour garçon de mon école. À cet âge là, on ne sait pas trop comment gérer ce genre de choses, on est souvent too much ou trop timide! Je n’ai été aucun des deux, j’en ai plutôt fait une chanson. À cette époque, j’apprenais à jouer de la guitare, tout s’est ensuite enchaîné pour moi, comme un déclic.

Sortir de sa zone de confort est nécessaire pour évoluer…

Quand j’étais plus jeune, on avait une baignoire victorienne et j’avais pris l’habitude de m’asseoir à l’intérieur avec ma guitare, face au miroir pour écrire mes chansons. J’avais besoin de ce moment à moi, il  permettait de me découvrir et prendre conscience de mes émotions et de celles que je voulais faire passer, les expressions qui s’en dégageaient. Avec le temps, je ne travaille plus de la même façon. Je suis plus à l’écoute de ce qui m’entoure et j’essaye à tout prix de sortir de ma zone de confort. Je me balade de moins en moins avec ma guitare  mais plutôt avec une feuille et un stylo.

Une chanson pour danser ?  Jumpin’ , Jumpin’ ! Obviously !

J’ai deux chansons sur lesquelles j’adore danser. La première est « Jumpin’ Jumpin’ » des Destiny Child, elle passe souvent en fin de soirée, au moment où tu t’apprêtes à partir. Dès que je l’entends je suis  obligée de faire demi-tour et revenir danser. La seconde est « Work » de Rihanna, la piste de danse peut être vide mais dès que les gens entendent les premières notes, elle devient noire de monde même toi qui à la base avait les pieds en feu, tu te lèves et tu danses !

Pour survivre à une rupture, j’ai également deux chansons « Focus de H.E.R et  Love don’t leave here anymore ». Elles  me font pleurer à tous les coups tant l’émotion qu’elles dégagent est forte.

« Fire and desire » de Drake est celle que j’aime écouter quand j’ai besoin de m’évader, posée dans le bus en regardant le paysage. Je dois l’avouer, je l’écoute souvent en boucle ! »

« Proud of me » est une ode à l’estime de soi…

Pour être honnête, à 18 ans, j’étais vraiment dans une mauvaise période de ma vie, un peu perdue. Certes signée en major depuis plus de 5 ans mais  j’avais l’impression que rien de bon ne se passait pour moi. Je pense que beaucoup d’artistes passent par cette période là ou tu as l’impression qu’il y’a rien de spécial qui se passe dans ta carrière.  Tu te remets pas mal en question…

J’en suis venue à me poser la question de savoir pourquoi je faisais de la musique. Je recevais pas mal de réponses négatives avec le sentiment  que ceux qui s’en sortaient n’avaient pas autant bossé que moi, et c’est triste parce que j’aime tellement faire de la musique…

De cette crise identitaire est né Proud of me, une manière de me retrouver et enfin apprécier et valoriser tout le chemin parcouru. Mais surtout un besoin de remercier tous ceux qui m’aiment et me soutiennent depuis le début ; mes parents sans qui je n’en serais pas là aujourd’hui et mon public que j’aime énormément.

Les 4 saisons…

C’est la première fois que j’en parle dans un média, mais au départ je voulais appeler mon album Seasons, parce que je vois ma vie un peu comme les 4 saisons. Qui dit fin de saison dit forcément réflexion et/ou nouveau départ. C‘est ce qui caractérise ma musique…

Par exemple, quand vient le printemps, tout est nouveau et excitant, c’est le moment où dans mon album les morceaux sont plus frais ; ensuite vient l’été, tout est beau et ensoleillé, mes morceaux eux aussi prennent des couleurs. Ensuite on rentre dans l’automne où tout commence à ralentir puis on tombe dans l’hiver. Sober ou Proud of me sont vraiment des morceaux d’hiver! Je vois vraiment mon album comme ça, un espèce de renouveau permanent. 

Tout est une question d’état d’esprit…

Un rituel? Pas vraiment ! Je dois avouer que je ne suis pas très douée pour les routines après tout dépend de mon état d’esprit.

J’ai quand même ce mini rituel, j’écoute Walk de Young Ma  à fond dans mes écouteurs en faisant les 100 pas. Je vérifie bien avant que ma mère n’est pas dans les parages! Je respire et fais quelques vocalises mais rien de plus.  Par contre, après le show, on se fait des shots de vin rouge avec ma team. C’est pas hyper commun mais on s’en fou, on le fait quand même! 

On la follow ici 

Interview dirigée et rédigée par : Esther

 

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