Lorsque la prolifique Xiomara Grace laisse place à son alter-égo, ce n’est jamais sans avoir pris au préalable rendez-vous avez le succès. Originaire de Berkeley – Californie, la jeune dame poursuit avant tout – à sa manière bien propre – l’héritage d’un genre directement tiré des 90’s.

Sa patte artistique se reconnait entre mille: un hip-hop jazzy, ultra posé, affublé de sérieuses tendances psychées, le tout ornant fièrement un flow expulsé au rythme du va-et-vient d‘un épais nuage de fumée. Une recette à succès qui fait de Seven Nineteen, un LP que vous saurez apprécier et acclamer, dépoussiéré de 9 inédits enfin mis à la lumière du jour.

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Avec Xiomara, rien ne semble être voué à l’oubli. De la moindre étincelle d’idée, le micro flash, l’infime début de matériel suffit pour révéler un potentiel qui ne restera quoi qu’il arrive pas inexploité. Et si en terme d’instrumentale pure, son style semble à première vue voué à tourner dans les même sphères, c’était surement sans compter sur les talents de recherche et de production de Brycon et Xiomara qui s’évertuent constamment à apporter la nouvelle idée, le détail qui tue, cette subtilité qui fera toute la différence.

Grandement empreint des influences jazz et soul prédominantes comme sur les excellents You Don’t Know Jack et Halfway, la formule Xiomara s’avère bien entendu infiniment plus complète. Scratch, sample 90’s, distordions psychées (Siren), drums plutôt posées (As Time Goes ou Encore Sarah’s Cell), nappage aux touches funk lointaines (Crystal King), ou bien background soft-électroniques (Mic Check), tout est méticuleusement déposé dans un soucis d’équilibre et de balance des différentes composantes qui vont créer cet ensemble qui tout en reflétant une simplicité reposante, arbore en réalité une construction complexe.

La marque du génie? Peut-être, peut-être pas. Mais c’est en tout cas la clé de voute qui font de cette dizaine de morceaux un trip dont on ne décrochera pas. 30 petites minutes, pour une moyenne de 3:30 par pistes: il n’en faudra pas plus pour s’isoler de la réalité.

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Cette première itération sonne comme une bouffée d’air frais, une parfaite mise en lumière, qui ravira paradoxalement toutes vos fins de soirées. On vous laisse y jeter une oreille à ce qui suit.