Deux ans après, Evermore: The Art of Duality, des sorties sporadiques et fragmentaires, The Underachievers sont toujours au tableau d’honneur. Issa Gold et AK n’ont pas abandonné leurs racines (ils se définissent comme des enfants indigos, turbulents et visionnaires) et tiennent leurs promesses : ils s’adressent à une jeunesse révoltée, prête à prendre les armes.  Renaissance, leur dernier album en date, nous entraîne dans un univers doucereux et onirique. Ceux qui les connaissent bien se sentiront chez eux sur ces quinze titres solides.

À l’image de deux atomes indissociables, le duo continue de naviguer en milieu connu, avec chacun sa propre association voix/flow de haute volée, et des textes parfois très perchés, mais dont la complémentarité paraît si évidente que ces différences les rendent inséparables. Ce qui est réjouissant avec Renaissance, c’est la pelletée de samples très jazzy revus par la « next-gen » du beatmaking indie-hip hop « Different World » ou bien le single « Gotham Nights ». Puis pour faire Beast Coast comme il se doit, il faut évidemment du dérivé de trap music « Any Day », « Crescendo », sans nuire à la cohésion.

Qu’à cela ne tienne, à une époque où les esthètes meublent l’univers du rap, The Underachievers reste cette définition de l’expérimentation et de spiritualité décalée et complexe à l’image de Souls of Mischief.

Pour mémoire ils seront à Paris 17 février prochain à la machine du moulin rouge, on vous laisse avec le single « Packs » qui fait office de prélude d’un EP avec leurs fidèles compagnons de Flatbush Zombies.

                 

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