Reconnu comme un vivier fertile de la musique africaine, le Nigéria a pour point fort sa capacité de collaboration entre artistes. C’est d’ailleurs ainsi que nous avions découvert WurlD.

Aujourd’hui, il propose des doses de ses divers intérêts tout au long de son catalogue caméléonien, y compris « Love is Contagious » son premier album.

La transparence émotionnelle

Pour un jeune artiste, sa voix et sa cadence sont extrêmement raffinées. Il est autant à l’aise pour laisser un rythme remplir l’espace. Mais il est également impressionnant de voir à quel point son travail est transparent sur le plan émotionnel et intellectuel; « Candy » en est le parfait exemple.

Il a su fabriquer ses hymnes pop électroniques, en associant des couplets délicats à des éclats de production cinématographique, comme sur l’excellent « Drown ».

De l’eau a coulé sous les ponts depuis l’annonce de cet album, mais la fascination suscitée par le jeune homme pour la romance est sans précédent.

Un casting international

Plusieurs ont répondu présents à cette première itération de l’auteur-compositeur-interprète basé aux États-Unis; Walshy Fire et Shizzi sur «Show You Off», Swerve sur « Feel Right » pour ne citer que ceux là. Le décor est planté, face à ses intentions paisibles et romantiques et fidèle à ses propos. WurlD joue avec une sérénité profonde accentuée par le chant.

En prenant un contre-pied sur «Gbemisoke » il prouve qu’il n’oublie pas ses racines Yoruba, et montre ainsi toute l’étendue de sa virtuosité.

«Love Is Contagious» se termine par le groove sensuel de «So Good», créé par les instruments folkloriques qui y sont parsemés. Ces rythmes romantiques et coquelicots des premières rencontres amoureuses font du moment en sa compagnie un voyage émouvant, peut-être parce qu’il est l’œuvre d’une histoire d’amour si simplement racontée.

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