De tous temps, le Cameroun a souvent su fournir au monde de la musique des talents qui ont marqué leur époque. Nous avons encore en mémoire la triste nouvelle du décès de Manu Dibango, véritable génie dont le travail a inspiré de nombreuses autres icônes contemporaines. Aujourd’hui, nous nous intéressons à un mouvance qui est en train de prendre d’assaut l’Afrique en miniature, à savoir le Mbole.

Tout semble avoir commencé lors de veillées de deuils, pendant lesquelles des jeunes avaient pour mission de mettre l’ambiance en chantant des cantiques, avec pour objectif de maintenir les convives éveillées toute la nuit. Anciens délinquants et jeunes débrouillards, ces animateurs ont amené ce mouvement issu de la rue à un niveau semi professionnel faisant naître ainsi un mouvement, un  état d’esprit.

 

C’est dans la capitale politique, Yaoundé, plus précisément dans les quartiers de Mvog Ada et Nkoldongo, que va éclore cette sonorité, proche du Bikutsi, qui aujourd’hui représente l’ADN des quartiers populaires du Cameroun. Elle est basée principalement sur des clappements de mains et des jeux de tambours accompagnés de chants rythmés.

Ses ambassadeurs parlent de la rue, des déviances mais aussi des joies de la société dans laquelle ils ont souvent peiné à se faire une place, un peu à l’image d’un hip hop du début des années 80. Le tout en gardant l’esprit festif sans lequel il ne serait plus le même.

De plus, le Mbole est également une danse très distinctement marquée par des jeux de torse et de pieds qui demandent une incroyable maitrise de son corps.

Qu’ils s’appellent Pimenteur de Nyang, Petit Bozard ou encore Les Medecins de Medeline, ils sont autant de jeunes qui ont ramené un nouveau son urbain propre à la culture camerounaise et désireuse d’aller conquérir le monde. Nous vous proposons de découvrir quelques titres de Mbole ci-dessous.

Bonus – La danse Mbole

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